“Lorsqu'un seul homme rêve, ce n'est qu'un rêve. Mais si beaucoup d'hommes rêvent ensemble, c'est le début d'une réalité.” Hundertwasser
Le changement individuel ne signifie pas l’individualisme, au contraire,
chaque individu ne peut évoluer et se transformer qu'avec le soutien
et l’aide de son entourage. La solidarité est donc primordiale
dans cette vision des choses pour faciliter et accélérer
le processus et permettre qu’il aille le plus loin possible.
Bien que les changements se doivent d’être concrétisés
au niveau individuel, chacun à sa manière, et pour la plupart,
chez soi; il n’est jamais superflu d’échanger des conseils
et des informations, de comparer les démarches, s’entraider,
cultiver la convivialité, se motiver mutuellement.
Ce qu’on n’achètera plus pour soi, on le partagera avec une communauté. C’est l’ouverture au règne de l’échange, du prêt, des dons, des communautés d’achats, des services rendus, de la coopération.
Il ne s’agit sûrement pas de contrôler la vie des uns et des autres, car le cheminement reste et doit rester individuel, mais il s’agit bien plus de ne pas le faire dans l’isolement.
Ce qui reste primordial c’est de garder présent à l’esprit le cadre dans lequel l’action est menée afin de ne pas se fermer sur soi. Il est préférable, au contraire, de s’ouvrir au monde et d’avoir pour objectif que les changements que l’on met en pratique dans sa propre vie soient effectués dans un but nettement plus vaste. En partant de soi, la transformation, va toucher l’entourage, mais elle constitue aussi une brique apportée à la construction d’un autre monde, basé sur de nouvelles valeurs, et sur d’autres comportements.
C'est l'élévation du niveau de conscience de chacun qui permettra d'accéder à des modes de fonctionnement collectifs plus évolués, car on s'attachera moins aux règles qu'à la recherche à atteindre des objectifs dans le respect de tous et pour le bien de tous. A ce sujet il existe une théorie fort intéressante, sur l'intelligence ou la sagesse collective, voir "l'article sur l'intelligence collective".
“Ne nous décourageons pas : Le grand chêne d'aujourd'hui était, jadis, un petit gland qui savait s'accrocher.”
“Toutes les ténèbres du monde réunies ne peuvent étouffer la lueur d'une seule petite bougie.” Proverbe persan
"Si vous avez l'impression de ne pas pouvoir y faire grand chose, tentez l'expérience de dormir avec un moustique ..et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir" Le Dalaï Lama
"Il vaut mieux allumer une seule et minuscule chandelle que de maudire l'obscurité." Proverbe chinois
Une des conditions pour que cette “entreprise” réussisse
c’est d’y croire.
Plus l’information et la conscientisation seront grandes, plus y
croire sera facile.
Et plus le nombre de gens qui seront en voie de changement sera grand,
plus il sera aisé d’y croire.
La difficulté à miser sur ces concepts et à les juger crédibles, incombe donc bien plus aux premières personnes qui font l’effort de les initier.
Une des difficultés majeures pour y croire peut être liée à l’isolement de ceux qui tentent d’effectuer des changements, sans soutien, sans conseils, sans témoignage préalable ; d’où la nécessité de se solidariser.
Mais la difficulté principale réside dans le fait même
de commencer le chemin, lorsqu’on est encore vierge d’expériences
et de vécus liés aux changements. Car plus on avance dans
le chemin, plus le processus finit par se nourrir de lui-même. Il
n’est alors plus possible d’envisager de faire marche-arrière.
Car chaque changement apporte des bénéfices aussi pour celui
qui l’opère, même si cela demande en parallèle
des efforts, de l’énergie.
Et aussi, les changements que l’on entreprend chacun, font sens.
Cela apparaît de plus en plus clairement lorsqu’ils se conjuguent.
Petit à petit ils aident à entrevoir la cohérence
de chaque geste avec l’ensemble, tant au niveau individuel que collectif.
Il devient alors indispensable de poursuivre.
Pour y croire, il faut aussi, comme je l’ai déjà dit précédemment, orienter notre attention sur nos objectifs, pas sur les problèmes qui sont à la source de notre action. Il faut également se protéger de toute source d’information ou de tout type de discours qui tentera de nous manipuler et pourrait dès lors ébranler nos convictions inutilement.
Notre attitude, nos dispositions mentales, peuvent augmenter le potentiel de crédibilité de l’action menée, tant à nos propres yeux, qu’à ceux de notre entourage. Pour ce faire, éloignons le désir de nous présenter comme victime, ne cherchons pas à dénoncer des coupables, voire même à les punir ou pire encore à les faire disparaître. Cultivons un regard optimiste, constructif sur le chemin sur lequel nous évoluons. Nourrissons notre confiance en nous-mêmes, en ce que nous faisons, en notre pouvoir de citoyen et dans le bien fondé de notre parcours.
Y croire, c’est aussi croire en la nature humaine. C’est croire que si soi-même on peut y arriver, et avec l’aide d’autres, beaucoup de gens ailleurs y arriveront. C’est donc aussi un choix en quelque sorte, mais je pense que c’est ce choix-là qui permettra d’aboutir. Quand on décide de se changer soi, on n’est plus jamais sûr de soi. Mais plus on avance, plus les convictions sont basées sur du vécu, du tangible, des prises de conscience et non sur du conditionnement. Si on n’est plus "sûr" de soi, on a nettement plus confiance en ce que l’on fait. D’autre part, on apprend à ne pas garder les mêmes opinions puisqu’on évolue en permanence. C’est en écoutant notre raison, notre intuition, notre corps via nos émotions, et surtout notre coeur, que nous saurons que nous sommes sur la juste voie, et y croire, sera alors naturel.
On peut aussi, avant d’en arriver à être convaincu, faire le choix d’y croire ; de croire que si on n’aura pas essayé, on n’obtiendra d’office rien. Or croire en ce que l’on fait ne peut que servir la cause. Cela permet non seulement d’accroître de façon magistrale la motivation, en disposant d'un maximum d'énergie, mais aussi cela permet d’agir différemment. En effet, plus on croit en un projet, plus on agira en confiance, et plus le choix des actes pour atteindre l’objectif sera adapté à cet objectif. En d’autres termes, y croire rend nettement plus efficace.
Si on se réfère à la loi de l'attraction (voir article : « Le boomerang des pensées : nos pensées créent notre réalité »), y croire devient alors incontournable.
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- Préface
1) Le monde ne tourne plus rond
2) La citoyenneté et la militance :
DEUXIEME PARTIE : PRENDRE LA DIRECTION DU CHANGEMENT
1) Notre consommation, notre responsabilité, notre conscience, notre pouvoir
2) De l'influence des mass-medias vers une information alternative
3) Retrouver la cohérence - se changer soi
4) Alterconsommation et autres alternatives
5) Solidarité
6) Y croire
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SE CHANGER SOI
POUR CHANGER LE MONDE