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Il existe encore d’autres moyens de réduire ou modifier sa consommation. Tout en permettant d’apporter certaines facilités et certains agréments dans la vie. Je pense à tous les systèmes de prêts et d’échanges comme les médiathèques, les bibliothèques, les Services d’Echanges Locaux (SEL : http://selidaire.org/spip/ (11) et http://selidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=61) (11) les Réseaux d’Echanges de Savoir (RES : http://www.inti.be/ecotopie/res.html) (12), les sites d'échange tels que freecycle http://www.freecycle.org/ (13)(le site est en anglais, mais les forums régionaux, sont dans la langue de chaque région), et sûrement bien d’autres, parfois moins formels, que je ne soupçonne pas ou qui pourraient être créés. Mais en dehors de systèmes organisés, nous pouvons partager ce que nous avons déjà avec nos voisins, nos amis, notre famille, voire des inconnus comme le propose le Grand Don par exemple (http://granddon.free.fr/principes.htm) (14). Nous pouvons aussi partager à plusieurs ménages cette kyrielle d’objets qui dorment dans nos armoires et que nous n’utilisons que ponctuellement : certains appareils ménagers, outillages, jeux de société ; ou périodiquement : aspirateur, lessiveuse, outils de jardinage, …

Débarrassons-nous aussi de tout ce que nous avons engrangé et qui est inutile, qui encombre notre espace, nos armoires, mais aussi, notre esprit. Nous accumulons énormément de choses qui ne sont pas indispensables, mais dont on a peur de manquer, ou qui contribuent à notre standing, ou souvent aussi, qui sont liés à un souvenir. Nous avons peur de nous débarrasser de peur de perdre notre mémoire, de peur de perdre notre “statut” social.
Pourtant, en nous libérant de tout cela, nous libérons notre esprit, notre espace, notre énergie et notre temps. Car pour ces deux derniers points nous épargnerons le temps et l’effort de l’entretien, du rangement, du nettoyage et des réparations. Voir à ce sujet le "dossier désencombrement".

On peut aussi pousser la démarche plus loin en favorisant des modes de vie encore parfois considérés actuellement comme marginaux, par exemple :

1- la vie communautaire
Il ne s’agit pas de partager tout, mais bien de partager une partie de ses biens et de son espace privé, sans pour autant perdre, ou mettre en danger son intimité.
Cela exige bien sûr de bien choisir les personnes avec qui entamer ce mode de vie, ainsi qu’une certaine préparation, organisation, discipline, souplesse personnelle. Chaque communauté définit elle-même l’étendue de communautarisation des biens, espaces, temps, activités etc. Cela peut aller d’une simple buanderie commune jusqu’à partager les repas, une voiture, tous les locaux, le travail et même parfois l’idéologie.

2- le végétarisme – le végétalisme
Consommer de la viande est une forme de surconsommation. Chaque kilo de viande de boeuf nécessite jusqu’à 7-8 kilos de matière végétale pour être produit. Sans parler des résidus d’antibiotiques qu’elle contient et l’affaiblissement de nos défenses que cela peut provoquer, ou encore les conditions de vie des animaux destinés à notre assiette, et pire encore, les conditions d’abattages, les dérives liées au système d’exploitation intensive, telles que la vache folle, les poulets à la dioxine et la peste porcine.
Il est très possible de maintenir un régime alimentaire équilibré et de rester en parfaite santé, sans jamais manger un morceau de viande, ou en diminuant fortement l’apport de protéines animales de type viande et en la remplaçant par les oeufs, les produits laitiers en quantité modérée, voire uniquement par les protéines végétales. Voici deux références de films assez convaincants pour comprendre mieux l'origine de ce qui arrive dans notre assiette : « Notre pain quotidien »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_pain_quotidien_(film,_2005) (15) et « We feed the World »
http://www.we-feed-the-world.fr/site.htm, (15) ainsi qu'un site didactique :
http://www.themeatrix.com/intl/france/dub/ (15)

3- travailler à temps partiel
Plus la consommation générale se réduit, moins on a besoin d’un revenu élevé. Le temps partiel au travail permet de disposer de plus de temps libre pour soi, mais aussi pour se consacrer aux adaptations à un mode de vie plus sobre telles que cultiver son potager, rénover le logement, prendre le temps d’effectuer ses achats dans plusieurs petits commerces, parfois éloignés les uns des autres, et prendre le temps de mieux connaître les produits que l’on achète, faire soi-même plutôt qu'acheter tout fait, participer à des activités sociales ou cocréactrices (militantes), consacrer du temps à nous-mêmes et à notre entourage, et surtout faire baisser le niveau général de stress que nous subissons lorsque nous cumulons un travail et d’autres activités.

4- cultiver son lopin de terre
Cultiver son potager permet de combiner plusieurs aspects non négligeables de la simplicité volontaire : rapprochement avec la nature, accès direct à des aliments bio locaux et économies dans le budget alimentaire.
La majorité de la population mondiale vivant dans des villes, tout le monde n’a pas le luxe d’avoir une parcelle à cultiver. Il reste parfois possible de chercher à louer un terrain communal ou en périphérie, quitte à en prendre la responsabilité à plusieurs, et à partager frais, travail et récoltes. Mais bien des localités ne sont pas très intéressées par cette question et il reste encore à sensibiliser les autorités communales. Une initiative québécoise qui commence à prendre de l'ampleur : http://www.rooftopgardens.ca/ (16)

Bref, les modifications de nos comportements peuvent se traduire de mille et une manières.

Certains pourraient me répondre que ne plus consommer va causer la fermeture d’entreprises, mettre l’économie en danger.
Mais la “croissance économique” actuelle profite-t-elle aux travailleurs? Empêche-t-elle les fermetures d’entreprises? Les faillites? Les licenciements collectifs et autres dégraissages?

Les changements économiques ne se feront pas forcément en douceur, et nous commençons à l'expérimenter, mais nous pouvons diminuer les douleurs et souffrances, si nous initions les changements volontairement, à notre manière, avant d'y être forcés, d'une manière que nous n'approuverons probablement pas. Et c'est justement à nous, chacun, à faire en sorte que ces transitions soient les plus indolores possible, en privilégiant les alternatives constructives et en assumant nos responsabilités.
Il est connu qu'on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs. Or jusqu'à présent nous sommes dans la situation de jeter neuf oeufs sur dix à l'égout, sous prétexte de faire du flan de qualité. Il serait donc temps de revenir à la réalité.
Une économie plus locale, une solidarité plus grande, nous feront revenir à une situation économique à visage humain. Ce ne sera peut-être pas facile, mais ce sera plus sain et permettra surtout de sauver ce qui peut encore l’être. Et cela nous permettra, non plus de foncer tête baissée dans la “croissance économique”, c’est à dire, dans le mur, mais d’investir notre énergie dans une décroissance soutenable (voir la définition et les références sur la décroissance soutenable ainsi que "les dix premiers conseils pour entrer en résistance par la décroissance", proposés par les Casseurs de pub)

Je n’ai fait ici qu’effleurer le sujet concernant l’action individuelle.

Les associations de consommateurs et celles pour l’environnement publient régulièrement les 1001 trucs et alternatives pour y parvenir. De plus en plus de sites internet divulguent également des conseils en tous genres. On peut aussi trouver pas mal de réponses à nos questions via les forums publics. Je n'en citerai qu'un, celui du site : http://www.eco-bio.info/forum/upload/ (17), visité par des milliers de membres, très large dans sa proposition de domaines de discussion, et très bien géré.
La conscientisation, la créativité, la solidarité peuvent faire le reste.

Car l’action peut être développée bien plus loin encore si l’on fait intervenir l’entraide et la solidarité, et cela m’amène au point suivant.

 

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